CONTRIBUTION A L'ETUDE DE LA VARROATOSE
Un modèle pour les chutes
Les langes
L'étiage des chutes
Observations effectuées sur deux ruches sédentaires au cours de la mise au point du traitement radionique
Une expérience dans un rucher professionnel
En guise de conclusion
Suite des observations des deux ruches sédentaires
Point n'est besoin d'insister sur les dangers de la varroatose depuis que de nombreuses résistances aux molécules chimiques utilisées pour la combattre ont pu être observées. Nous présentons ici quelques "résultats" obtenus par une méthode de lutte s'appuyant sur la radiesthésie qu'il est convenu de nommer radionique. Un de ses traits essentiels consiste à vouloir agir sur les varroas au sein des ruches au moyen d'une action à distance. Pour ce faire un appareillage générateur d'ondes de forme est chargé de la production d'un "médicament" spécifiquement ciblé sur le parasite. La mise au point d'un procédé fiable se poursuit encore à l'heure actuelle mais nous pensons pouvoir susciter l'intérêt en publiant quelques éléments de la recherche déjà menée.
Nous parlerons en premier lieu des observations menées depuis dix ans sur des ruches implantées dans la région du Lubéron afin de nous familiariser avec certains cycles du parasite. Le contrôle régulier des langes disposés sous des planchers grillagés tout au long de l'année met en évidence certains faits propres à la vie du varroa au sein des ruches. Par la suite nous commenterons le suivi des chutes de deux ruches servant de cible à la médication radionique. Nous présenterons également un test effectué dans un petit rucher professionnel. Puis nous verrons ce qu'il faut penser du procédé dans l'état actuel des choses.
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Dix ans d'observations permettent de dégager un tableau de l'évolution naturelle des chutes sur lange conforme aux descriptions publiées par Robaux au début des années 80. En climat méditerranéen, les courbes de chutes épousent peu ou prou le modèle présenté ci-dessous pour la plus grande part des ruches; seul un très petit nombre d'entre elles s'en écarteront.
1ère année:

L'infestation est minime, on note un maximum de chutes à l'automne. Sachant que la femelle varroa vit de 90 à100 jours du printemps à l'automne, jusqu'à six mois l'hiver, il est facile de se rendre compte que ce pic correspond à des naissances plus nombreuses de juin à août. La ruche se comporte de façon normale et la varroatose passe inaperçue en l'absence de contrôle sur lange sous plancher grillagé.
2ème année:

La varroatose s'installe en force, le pic de l'automne est très marqué. Il devient possible de voir quelques varroas sur les abeilles lors des visites. Remarquons la faiblesse des chutes jusqu'en été qui peut faire croire à une infestation peu importante. On peut même noter une baisse des chutes en été. Le maximum de chutes se produit en général vers la mi-octobre. Il tombe de 5000 à 15000 varroas au cours de l'année.
3ème année:

La troisième année devient très difficile pour les abeilles car le nombre de parasites s'accroît encore et devient si important que la ruche peut s'écrouler tant le nombre de varroas lui pose problème; la courbe fait ressortir un pic printanier (récupération du grand nombre de varroas d'hiver en début d'année). Remarquons à nouveau la baisse des chutes en été. On peut voir des abeilles naître sans ailes, qui bien souvent seront expulsées de la ruche. Le nombre de varroas recueillis sur le lange au cours de l'année dépasse largement les 20 000.
En principe on ne donne plus cher de la ruche pour sa quatrième année d'infestation, bien que quelques ruches deci delà aient survécu au delà de ce laps de temps. Le pic de printemps s'accentue et la ruche s'effondre au cours de l'été.
On voit l'inflation galopante des populations de parasite au fil des ans. Ce modèle permet de fixer les idées lorsque l'on parle d'infestation de première année, de seconde année, etc.
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Nous ne saurions trop recommander aux apiculteurs d'équiper leurs ruches de planchers grillagés. D'une part cette mesure présente l'avantage d'un contrôle rigoureux de la varroatose à tout moment de l'année. D'autre part le lange qui recueille tous les débris produits par les abeilles se présente comme une photographie de la colonie. En effet, la répartition des débris sur la surface du lange est l'image même de l'occupation de l'espace intérieur de la ruche par les abeilles. En hiver la grappe y est nettement figurée par un cercle dont le diamètre permet d'apprécier l'importance de la population. Avec le début des beaux jours l'apiculteur peut suivre jour après jour s'il le souhaite l'occupation progressive des cadres. L'apparition de grains de pollen signe la reprise de la ponte, un problème de mycose du couvain se révèle par la présence de petites boules blanches caractéristiques, etc. Ainsi, sans avoir besoin d'ouvrir la ruche, l'apiculteur peut se faire une idée de la situation de la colonie par un simple coup d'œil au lange. Bien évidemment rien ne remplace une visite de la ruche mais l'examen du lange est une aide précieuse pour l'appréciation de la situation de la ruche.
Remarque: lorsque le plancher grillagé reste à demeure dans la ruche il faut prendre garde à laisser un espace suffisant entre la grille et le lange car le poids des abeilles circulant sur la grille peut faire que celle-ci se déforme jusqu'à toucher le lange et les abeilles parviennent alors à le nettoyer. Dès lors il ne peut plus fournir de renseignements valables.
Les varroas présents sur le lange sont toujours plus nombreux sous le couvain. On voit principalement des femelles, de forme ovale, de couleur brun-rouge sombre, mais aussi quelques unes plus claires, parfois presque blanches ou transparentes. Ce sont là de jeunes femelles juste nées. Il n'est pas rare de trouver des deutonymphes vraiment blanches et des mâles, plus petits, ronds, blancs ou transparents avec quelques touches de brun clair sur les pattes. Les comptages ont permis d'établir que les femelles adultes représentent de 80 à 90% des chutes. Certaines femelles sont encore vivantes sur le lange. Il est difficile de dire s'il s'agit de varroas en fin de vie ou de chutes accidentelles. Nous mettons en garde les apiculteurs qui pensent que la récupération de ces varroas vivants constitue une manière de traitement limitant l'infestation. En climat méditerranéen la varroatose continuera à se développer en dépit de cette élimination.
Remarque: nous avons pu constater que différentes espèces de fourmis enlevaient les varroas du lange; il faut donc les éliminer si l'on souhaite suivre correctement les chutes.
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Chaque année se produit l'intéressant phénomène de l'étiage des chutes au cœur de l'hiver; voici un exemple de comptage des chutes hivernales sur plusieurs années dans une même ruche:
Le graphique présente les chutes de varroas sur lange en fréquences décadaires (somme des chutes sur 10 jours) pour quatre années consécutives, de novembre à mars. Le mois de janvier reçoit chaque année le minimum de chutes quel que soit le niveau de l'infestation dans la ruche. Dans cet exemple on note, selon l'année, de 2 à 5 varroas/jour au plus creux des courbes. Cette ruche est très infestée.
L'apiculteur peut tirer profit de ce phénomène pour estimer l'importance de l'infestation de ses ruches. Il serait souhaitable d'utiliser des planchers grillagés afin d'éviter tout mécompte à ce sujet. Lorsque la ruche livre moins de 5 varroas au cours du mois de janvier il peut considérer que sa ruche ne pâtira pas de la varroatose dans l'année (infestation de type 1ère année). Au delà de cette limite il lui faudra se montrer très prudent dans la conduite de la ruche.
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Les deux colonies :
Deux ruches, d'un modèle Langstroth 10 cadres, hébergent une colonie de race noire d'une part (ruche E ), une vieille souche d'hybrides d'autre part (ruche T ). Implantées en Sud Lubéron, au coeur d'une zone agricole vouée à la vigne, elles ne bénéficient pas d'un environnement très favorable d'un point de vue apicole. Cependant les populations se sont toujours maintenues à un bon niveau. Un petit rucher sédentaire est installé à 700m environ ; au printemps un autre rucher vient transhumer à 900m des deux ruches pour repartir au début de l'été. Toutefois la topographie des lieux nous donne à penser que les contacts de nos abeilles avec celles de ces deux ruchers sont peu fréquents. Ces deux ruches sont conduites sans viser la production de miel, avec deux visites, au printemps et à l'automne au moment de la récolte. On note un remérage dans les deux ruches en 1996 ainsi qu'une supersédure dans la ruche E au printemps 1999, qui de ce fait ne reçoit pas de hausse contrairement aux années précédentes.
Les deux ruches échappent à tout traitement chimique pendant la durée des observations.
Le traitement à distance demande une petite mise en place au rucher. Nous travaillons avec des langes aluminium que l'on charge et retire par l'arrière des ruches. Les langes sont recouverts d'une feuille de papier aux dimensions du plancher de la ruche. Pour distribuer le "médicament" au sein des ruches on introduit sous le lange un hexagone façonné en fil de cuivre. On relie les hexagones des deux ruches à une cible qui sert de relais pour l'envoi du traitement. Cet aménagement ne peut poser problème qu'au moment des visites mais le retrait de ce dispositif et sa remise en place sont aussi très rapides s'ils s'avéraient nécessaires.
Les modalités d'administration du même médicament radionique diffèrent dans les deux ruches jusqu'au mois de mai 1999 où les deux ruches sont mises sur un pied d'égalité vis-à-vis de la médication (avant cette date différents formats, épaisseurs et qualités de papier ont été testés pour recouvrir le lange).
Suivi des chutes sur langes :
Les chutes sont présentées en fréquences décadaires (somme sur 10 jours).
Ruche T :
dernier traitement chimique: septembre 1994 (fluvalinate)
début traitement radionique: janvier 1996

On voit que suite au traitement d'automne de 1994 le développement de la varroatose se poursuit normalement en 1995 (infestation type 2ème année) pour atteindre des chiffres énormes en 1996 (plus de 27000 varroas). Bien que le traitement radionique ait débuté en début d'année la courbe des chutes reste de type infestation de 3ème année: la mise au point du "médicament" ne fait que commencer. A l'époque nous ne pensions pas que la ruche pût survivre à telle infestation. La ruche a pourtant produit 25kg de miel!
La ruche s'en sort bien en 1997 : la varroatose subit un coup d'arrêt, les chutes baissent d'une année sur l'autre de 90%. La médication montre cependant certaines limites car il reste trop de parasites dans la ruche en fin d'année.
Dès janvier 1998 (records de chaleur, quête soutenue de pollen à partir du 7 ), la varroatose prend de l'ampleur avec la reprise du couvain. Pourtant l'allure de la courbe des chutes de 1998 révèle un grand contraste vis-à-vis des années précédentes. Les chutes culminent au tout début de l'été puis elles semblent s'établir en un long palier tout à fait inhabituel en automne à un tel niveau d'infestation. Dans cette ruche très infestée, le traitement limite la varroatose sans toutefois la réduire, loin de là, à des niveaux comparables à ceux obtenus par les traitements chimiques réussis. La courbe des chutes s'est écartée du modèle proposé plus haut.
Les quatre premiers mois de 1999 s'apparentent à ceux des années précédentes. Les varroas d'hiver disparus, la courbe des chutes semble vouloir se stabiliser dans un premier temps à son niveau de l'automne 1998, mais à partir du mois de juillet tous les records de chutes sont battus. Courant août nous avons pu dénombrer jusqu'à plus de 500 varroas/jour! La ruche fournira malgré tout une récolte de 10 kg de miel. En septembre et octobre la courbe des chutes manifeste à nouveau un palier tout à fait inhabituel pour la saison.
Ruche E :
dernier traitement chimique: mai 1996 (apivar)
début traitement radionique: mai 1997
Après une première année de très faible infestation, du fait du traitement chimique effectué au moment de la capture de l'essaim, le parasite prospère en 1997 et l'on voit se produire le phénomène habituel des grosses chutes d'automne. Notons cependant que le maximum de chutes se situe en été.
Mais en 1998 l'infestation est contenue, on peut la considérer comme (très) faible, voire non nuisible pour les abeilles. La moyenne des chutes pour les huit premiers mois de 1998 s'établit à près de 7 varroas/jour, marque d'une infestation encore très modérée. Sur l'ensemble de l'année 1998 les chutes auront baissé de 60% par rapport à l'année précédente.
En 1999 l'allure de la courbe est irrégulière, manifestant néanmoins un trend ascendant jusqu'à la première décade de mai (récupération des varroas d'hiver). Les mois qui suivent marquent peu ou prou une stabilisation du nombre des naissances de parasites. Le développement exponentiel habituel de la population de varroas, encore présent l'année précédente malgré le traitement, ne s'est pas produit.
Commentaires divers :
Il ne faut pas s'étonner ici des différences entre les deux ruches : non seulement les niveaux d'infestation diffèrent en début d'année, mais, également, la force des colonies, de même que leurs développements respectifs, tous ces facteurs influençant le développement de la varroatose. De même on ne peut exclure une réinfestation accidentelle (éventuellement importante) suite à un pillage dans une ruche des environs, par exemple. De plus il faut considérer que les races d'abeilles n'ont pas le même comportement à l'intérieur de la ruche (nettoyage, mise en grappe, occupation des cadres, etc.) et que ceci peut rejaillir sur la qualité de la prise du "médicament", modulant en quelque sorte son efficacité. Lorsque l'on voudra se rappeler qu'en sus de ces divers points les modalités d'administration du médicament diffèrent dans les deux ruches (1997, 1998, début 1999 ), on sera convaincu qu'il est vain d'attendre des courbes de chutes semblables pour ces ruches.
Il est certain que ces considérations gardent tout leur sens dans la mesure où le traitement n'agit pas de façon radicale sur les populations de parasites.
On pourra pourtant s'étonner, à juste titre, d'un manque de constance dans les effets du traitement : par exemple dans la ruche T la varroatose est plus sévère en 1998 que l'année précédente. Rappelons que nous présentons des observations menées lors de la mise au point d'une médication radionique. Ce travail conduit fatalement à faire des choix d'inégales valeurs au regard des effets sur le parasite. Dans la mesure où la médication n'abrège pas la durée de vie des varroas il reste nécessaire d'effectuer les tests sur de longues périodes. Dans ce contexte toute faiblesse passagère du médicament autorise un développement nouveau de la varroatose.
Mais il est une fluctuation du médicament bien plus difficile à maîtriser. Sa production par l'appareillage générateur d'ondes de forme est entièrement soumise au cosmo-tellurisme terrestre. Le refus, délibéré de notre part, d'utiliser toute source d'énergie artificielle (électricité, par exemple) conduit à cette situation. Dès lors les variations saisonnières et annuelles du cosmo-tellurisme, loin d'être négligeables, posent un problème très ardu. Les recherches restent indispensables à ce sujet pour parvenir à stabiliser le médicament à un niveau d'efficacité éprouvée. La nécessité de devoir rectifier certains réglages de l'appareillage afin de coller au mieux aux mouvements du cosmo-tellurisme demande une surveillance assez lourde que nous n'avons pas pu assurer parfaitement au cours de toutes ces années, ceci bien évidemment au profit du varroa. Cette susceptibilité de la médication aux fluctuations des énergies terrestres et cosmiques explique, à nos yeux, les sautes d'efficacité du traitement d'une année sur l'autre, et même d'une saison à l'autre.
Il est difficile de parler de la nature du traitement en cours et de ses effets sur le varroa et les abeilles, mais il semble possible de dire, à notre sens et dans l'état actuel des choses :
-que les abeilles acceptent sans dommage apparent la médication proposée
-qu'une action sur les populations de parasites est probable à compter de 1997, l'évolution de la varroatose s'écartant notablement de son cours habituel, pour autant qu'on puisse en juger par le suivi des chutes.
Nous faisons l'hypothèse d'un retard de ponte chez la femelle varroa après l'operculation de la cellule. On sait qu'elle attend l'immobilité de la larve après le filage du cocon, soit environ près de trois jours, pour débuter sa ponte, qui s'effectue ensuite, oeuf après oeuf, à intervalles réguliers (~30H). Sous l'effet du traitement la femelle pondeuse retarderait notablement sa ponte au point que les différentes métamorphoses n'aboutissent plus, faute de temps, à la formation d'un individu constitué ou viable au moment de la désoperculation. Lorsque le couvain de bourdons est présent, le retard requis pour parvenir au même résultat devient plus difficile à atteindre.
L'examen des chutes de 1998 dans les deux ruches indique que dans la période théorique de croissance maximum des populations (fin de printemps/été) le retard espéré pour la ponte du premier oeuf ne s'est pas produit avec suffisamment d'amplitude pour faire régresser dans de fortes proportions (i.e comparables à celles obtenues par la chimie) les populations de parasites dans la ruche T les chutes d'été et d'automne semblent ne marquer qu'une stabilisation de l'infestation à son niveau de printemps, alors que dans la ruche E la population varroa continue à se développer quelque peu au cours de l'été, l'infestation y restant malgré tout relativement modeste.
Le palier des chutes observé dans la ruche T en 1998 à compter du mois d'août suggère qu'en couvain de bourdons le premier oeuf parvient encore à parfaire ses métamorphoses et la fécondation peut s'opérer (le mâle varroa, issu du 2ème oeuf, se développe beaucoup plus rapidement de sorte à parvenir à maturité avant ses soeurs). En revanche les femelles soeurs issues du 3ème ou du 4ème oeuf (ce sont elles qui assurent le développement exponentiel des populations) semblent condamnées puisque la montée exponentielle des chutes d'automne ne s'est pas produite.
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Une expérience dans un rucher professionnel
Au moment de l'installation du rucher sur les lavandes, fin juin, l'apiculteur qui vient de transhumer 28 colonies prend une photo de chaque ruche. On partage de façon aléatoire les ruches (qui sont numérotées) en deux groupes égaux en nombre. Un lot étant choisi au hasard pour servir de témoin, l'autre est soumis à un traitement radionique (les photos servent alors de relais). On procède, mi-septembre, dans la foulée de la récolte, à un traitement chimique de contrôle. Les ruches sont équipées de planchers grillagés. On compte les chutes de varroas pendant un mois jusqu'au moment où elles cessent. On s'apercevra que cette tâche est restée raisonnable car le niveau d'infestation était maintenu très bas par l'apiculteur et il n'a pas été nécessaire de compter des milliers de varroas :

Pour juger de l'effet éventuel du traitement sur les populations de parasites dans les ruches choisies pour être traitées, on apparie, par tirage au sort, une ruche du lot des témoins avec une ruche du lot traité, de sorte à obtenir des paires de nombres qui permettent de visualiser de façon pertinente les comptages obtenus lors du traitement chimique.
D'un point de vue mathématique il faut remarquer que le nombre de parasites en jeu ici est relativement faible ; on peut alors contester la valeur démonstrative de cette statistique. Il reste que le confinement des points le long des ordonnées verticales est remarquable.
Chaque point rouge du graphique est l'image d'une paire de nombres associant les chutes d'une ruche traitée (en abscisse) à celles d'une ruche témoin (en ordonnée). Certains points sont si proches les uns des autres qu'ils semblent se superposer à l'échelle de ce graphique. Les 28 ruches forment ainsi 14 couples de nombres. Un traitement insuffisant ou sans effet est plutôt signé d'un nuage de points regroupés au centre du graphique.
La comparaison des récoltes dans les deux groupes de ruches est intéressante :

En rouge le lot des ruches témoins, en bleu l'ensemble des ruches traitées expérimentalement durant les trois mois de la transhumance sur les lavandes. La production est plus régulière pour les ruches traitées et au total plus forte que dans le lot témoin : 94 kg contre 79 kg soit un peu plus d'1 kg en moyenne pour chaque ruche traitée.
Précisons que l'apiculteur a soigneusement choisi les ruches en sélectionnant des colonies de même force et de même race d'abeilles de sorte à présenter un rucher le plus homogène possible. Les ruches, étant installées dans un emplacement plat et dégagé, ont toutes bénéficié des mêmes conditions d'ensoleillement et d'exposition aux météores.
Remarque :
La forme de traitement testée dans cette expérience de 1991 ayant été jugée, à l'usage, d'une efficacité toute relative lorsqu'il s'est agi de traiter des ruches fortement infestées, et, par certains côtés pas assez respectueuse des abeilles, a été abandonnée.
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La mise au point de notre prototype se poursuivant, nous ne désespérons pas de parvenir à porter la médication à un niveau d'efficacité incontestable. Bien évidemment ce traitement radionique doit faire ses preuves sur un plus grand nombre de ruches. Il serait souhaitable par exemple d'effectuer, à l'image de l'expérience présentée plus haut, un test sur un rucher plus important, de 40 ruches par exemple, de façon à rendre les statistiques sur les chutes plus satisfaisantes. Par ailleurs il sera nécessaire de déterminer les limites géographiques de son rayon d'action.
Il est clair que dans l'état actuel de la recherche l'effet de la médication sur les populations de varroas n'est pas maîtrisé. Les cycles naturels du varroa sont perturbés mais le niveau d'infestation reste trop élevé dans les ruches. Ce traitement, encore expérimental ne l'oublions pas, doit être amélioré. Il est nécessaire de parvenir à affranchir la production du médicament des variations du cosmo-tellurisme. Par ailleurs il est possible qu'un effet de nombre joue en faveur du varroa, c'est-à-dire que le médicament n'agisse avec le maximum d'efficacité que dans une ruche relativement peu parasitée. Il faut donc également songer à creuser cet aspect de la question. Une réponse facile serait d'envisager l'amplification des ondes de forme porteuses du médicament, mais la limite est vite franchie lorsque l'on tient à préserver les abeilles de tout effet nocif. Il s'agit là d'une contrainte très difficile à respecter.
Bien que notre recherche pour la mise au point d'un traitement à distance de la varroatose ait débuté voilà déjà 10 ans, nous avons conscience de n'avoir franchi que les premiers pas vers l'obtention d'un médicament radionique permettant de contrôler la maladie. Il faut dire que nous menons ces travaux à temps perdu ne pouvant y consacrer toute notre énergie. Par ailleurs sans l'aide bienveillante de M.Toussaint, apiculteur à Reillanne (04), qui a bien voulu prendre le risque de consacrer une partie de son cheptel à l'expérimentation, rien n'aurait été possible. Qu'il en soit ici chaleureusement remercié. Nous espérons que nos observations sur les cycles du varroa rencontreront un écho favorable auprès de tous les apiculteurs.
Quoi qu'il en soit nous invitons nos lecteurs à revenir consulter notre site afin de prendre connaissance de la suite de nos travaux. Nous répondrons volontiers, dans la mesure du possible, à toute question posée à l'adresse indiquée ci-dessous.
D. RISY octobre 1999
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Suite des observations des deux ruches sédentaires
La ruche T :
Cette ruche n'a pas survécu à l'hiver 99/00. Bien qu'elle ait produit 10 kg de miel en 1999, la visite du 2 octobre a montré que la population d'abeilles était tombée très bas: abeilles sur cinq six cadres, cadres peu garnis. Début novembre les abeilles des deux ruches récoltaient encore du pollen (essentiellement de pissenlit), mais l'on pouvait aussi observer en matinée des évacuations d'abeilles mortes. Le 20 novembre il tombait 20cm de neige, phénomène exceptionnel pour la saison et la contrée. Dans les jours qui suivaient les températures oscillaient entre -3°C et+5°C. Malgré ce froid, on trouvait plusieurs centaines d'abeilles mortes devant les deux ruches le 23 novembre, faisant penser à un pillage. Une pesée de la ruche T indiquait qu'elle avait perdu toutes ses réserves. Fin décembre le lange montrait encore une occupation de trois quatre cadres. Mais dans les premiers jours de février 2000 elle ne put résister au pillage opéré par sa voisine, à l'occasion des premières sorties massives d'abeilles (à nouveau plusieurs centaines d'abeilles mortes devant les ruches).
Voici le suivi des chutes de varroas sur lange pour l'année 1999:
Ruche E:
L'expérimentation est interrompue au printemps 2000 la première visite de l'année ayant permis de constater que la colonie était bourdonneuse. Il est vraisemblable qu'une tentative de remérage s'est effectuée début octobre 1999 (temps splendide, températures de 8°C à 22°C en moyenne). Au matin du 16 octobre on a pu observer une grande effervescence à l'extérieur de la ruche et de nombreux vols de reconnaissance, et un mois plus tard les ouvrières rejetaient quelques bourdons semblant fraîchement nés !! Par la suite, à partir de fin décembre jusqu'à fin mars 2000, on voyait apparaître sur le lange des oeufs d'abeille, ce qui marquait clairement le problème de cette colonie. Nous pouvons ici à nouveau apprécier l'utilité des observations sur lange, et ce, même en plein hiver.
Voici la suite du suivi des chutes de varroas sur lange jusqu'à l'arrêt du traitement:

On peut regretter l'arrêt des observations sur ces deux ruches, mais ce sont là les aléas de toute recherche. Il est certain qu'il faut obtenir un médicament radionique plus puissant mais respectueux des colonies. Nos travaux se poursuivent dans ce sens et nous ne manquerons pas de vous en faire part sur notre site.
D.RISY décembre 2000
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Nous vous invitons à consulter cet article de mars 2007 qui présente un appareil de radionique portable à installer au rucher. Le champ de forme qu'il produit vise à maintenir ou restaurer un bon état sanitaire dans les colonies, avec une incidence probable sur le varroa dans les ruches munies de plancher grillagé.
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Bibliographie
Varroa et varroatose de P. Robaux aux éditions Opida (1986)
Varroa, tueur d'abeilles de N. Fernandez et Y. Coineau aux Editions Atlantica (2002)
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